CAP International à la 69ème Commission de l'ONU sur le statut des femmes
20 mars 2025En mars 2025, à l'occasion de la 69ème Commission de la condition de la femme, à laquelle CAP International et plusieurs de ses membres ont participé, et ont pu envoyer un message fort à la communauté internationale : le système de la prostitution est une violence faite aux femmes.
Cette Commission a marqué le 30e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes à Pékin, qui a abouti à l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Pékin (1995). L'événement a réuni la communauté internationale pour appeler à la promotion de l'égalité des genres et à l'autonomisation des femmes. Consultez quelques-uns des événements auxquels CAP International a participé.
Prostitution et cyberviolence : La participation de CAP au side event de la France
CAP International a participé à l'ambitieux side event de la France et d'Osez le féminisme ! intitulé « La cyberviolence sexuelle et sexiste : Défis et solutions pour contrer les réactions négatives et construire un monde numérique sans violence à l'égard des femmes et des filles ».
Cette réunion a rassemblé la ministre française de l'égalité, l'ambassadrice du Mexique, une représentante du Canada, Lisa Tamm de l'agence suédoise pour l'égalité des sexes et une représentante de l'UNFPA.
CAP International a abordé les dangers croissants de la numérisation du système prostitutionnel. Nous avons souligné que ce dernier s'en prend aux plus vulnérables, alimenté par la demande des acheteurs de sexe et l'impunité des plateformes en ligne, dont le modèle économique est basé sur le proxénétisme. Les femmes pauvres, migrantes ou autochtones sont surreprésentées sur les plateformes de prostitution en ligne, classées dans des catégories sexistes et racistes. Elles sont, de manière disproportionnée, les cibles de la violence masculine.
L'événement a appelé l’importance de l'adoption du modèle abolitionniste pour tenir les auteurs responsables à la fois en ligne et hors ligne, tout en protégeant les victimes.

« Aucune femme ne devrait avoir à choisir entre la pauvreté et la violence »
Le 8 mars, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, CAP International a organisé une puissante mobilisation de militantes des droits des femmes avec des affiches abolitionnistes devant les Nations Unies, diffusant le message « Aucune femme ne devrait avoir à choisir entre la pauvreté et la violence, abolissez la prostitution » en 20 langues.

Présence de CAP lors du parallel event sur « Les survivantes de la prostitution : Les oubliées Pékin ? »
CAP International est intervenu avec notre organisation membre italienne dirigée par des survivantes, Weavers of Hope, lors d'un parallel event organisé par le Lobby européen des femmes, la Coordination française du Lobby européen des femmes (CLEF) et la Plateforme portugaise pour les droits des femmes, avec le soutien de CAP et du Réseau européen des femmes migrantes.
CAP International a abordé les résultats des différents modèles sur la prostitution et l'importance de la voix et de l'expérience des survivantes pour guider les organisations abolitionnistes.
Blessing Okoedion, fondatrice de notre membre Weavers of Hope, a pris la parole pour rappeler:
« La prostitution est un marché en lui-même où les femmes les plus vulnérables sont vendues, achetées et utilisées. »
Présentation de notre étude Last Girl First au projet CATHII
Pour la deuxième année consécutive, CAP International a présenté son étude Last Girl First ! La prostitution à l'intersection du sexe, de la race et des oppressions de classe devant 20 étudiant.e.s du projet CATHII de Montréal engagé.e.s dans le domaine de la traite des êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle.
Cette étude, menée sur deux ans, explore la surreprésentation des femmes et des filles issues des communautés les plus marginalisées dans la prostitution, telles que les personnes issues des minorités indigènes, migrantes, pauvres, ethniques, raciales ou encore religieuses, touchées de manière disproportionnée par le système de la prostitution.
En retraçant les racines historiques, politiques et sociales du système prostitutionnel, le rapport met en lumière les réalités de la prostitution en analysant les oppressions croisées et les différents modèles de domination tels que le patriarcat, le racisme, le colonialisme, l'impérialisme ou le capitalisme, qui façonnent le système prostitutionnel et aboutissent à l'exploitation économique et sexuelle des femmes et des filles issues de groupes discriminés.
