78 % des Français·e·s soutiennent le modèle abolitionniste
30 janvier 2019Un sondage Ipsos pour CAP International révèle que la grande majorité des Français·e·s considère la prostitution comme une violence et approuve la loi de 2016 qui sanctionne les clients tout en protégeant les personnes prostituées.
Une loi largement approuvée
Selon l’enquête Ipsos menée en janvier 2019, 78 % des Français·e·s jugent positive la loi de 2016.
Cette loi, qui interdit l’achat d’actes sexuels et propose un accompagnement social aux personnes souhaitant sortir de la prostitution, bénéficie d’un soutien particulièrement fort chez les femmes (85 %).
De plus, 71 % des Français·e·s s’opposent à son abrogation, malgré les revendications de certains groupes. Les plus jeunes se montrent encore plus mobilisé·e·s : 82 % des 18-24 ans refusent toute remise en cause de la loi.
La prostitution est une violence
Les résultats de l’enquête montrent un rejet clair de la prostitution en tant que système :
- 74 % considèrent que la prostitution est une violence,
- 71 % estiment qu’il ne devrait pas être possible d’acheter l’accès au corps d’autrui,
- 63 % jugent la prostitution incompatible avec la dignité humaine.
Par ailleurs, près de 3 Français·e·s sur 4 estiment que seules une minorité de personnes prostituées ont choisi librement cette activité.
Une urgence à agir
Pour 85 % des Français·e·s, il est important, voire urgent, de lutter contre la prostitution. Les priorités identifiées sont claires :
- Renforcer la lutte contre les réseaux criminels (62 %),
- Soutenir l’accompagnement des personnes prostituées qui souhaitent arrêter (17 %),
- Sensibiliser les jeunes à la réalité de la prostitution (17 %).
Pour une société d’égalité
Enfin, 77 % des Français·e·s considèrent qu’acheter une prestation sexuelle revient à profiter de la détresse des personnes prostituées. Ce rejet de la marchandisation du corps confirme l’attachement de la société française à un modèle abolitionniste, garant de l’égalité entre les femmes et les hommes.
👉 Ce sondage Ipsos démontre que les Français·e·s refusent l’idée que "la prostitution est un travail comme un autre" (seuls 27 % partagent cette opinion) et confirment leur soutien à la loi de 2016, pierre angulaire de la lutte contre le système prostitutionnel.
Le sondage IPSOS en entier est disponible.